02.06.07
En pensant à tout ça, j'me dis.

Parce que la meilleure des photos est toujours celle où on est naturel.
Que ça fait bientôt vingt ans aussi, que j'ai comme chamboulé ta vie.
Parce que des regrets, je n'en ai pas.
Bon anniversaire à mon papa.
Pas de papier cadeau, mais notre amour pour la musique.
Exprimé à Montjuic.
*
13.05.07
C'est sur, elle est d'ailleurs.
A ranger dans le total hors catégorie, la honte de ma vie.
Tout d'abord plantons le décor, et les circonstances atténuantes.
Magasin de chaussures tout en longueur, typique des rues commerçantes.
Manque flagrant de sommeil depuis déjà quelques semaines.
Clem avance progressivement dans ce magasin, à petits pas.
Coups d'oeil à gauche, puis à droite, modèles fantaisistes, carreaux, flamands roses,
ballerines, espadrilles, de tout pour tous les goûts.
Soudain, blocage, quelqu'un juste en face.
Le regard toujours sur le côté, esquive à droite, elle aussi, à gauche, elle aussi,
tentatives de passage exactement similaires.
Comme toujours dans ces cas là me direz-vous.
Oui sauf que.
Au moment où je souris donc et où je regarde qui est en face de moi.
C'est une demoiselle, qui sourit elle aussi, et on porte le même t-shirt.
Je lève les yeux. Je suis face au miroir du bout de magasin.
Face à moi même, en train de m'esquiver pour traverser la glace.
Ma mère en rira encore pendant des années je pense..
Hors concours.
Je dédie ce grand moment de ma vie au moral de ma Mimi.
30.03.07
I'll be your guide.
Marre de ces prétendus compliments murmurés, sifflés, balancés.
N'être qu'un morceau de viande, un objet de regard, un objet seul peut être. Je suis fatiguée de couvrir mon corps au maximum et que ça ne serve à rien. Je n'en peux juste plus de ces pauvres types imbibés de frustration et/ou de bière. Marre des larmes de colère qui montent, et perlent dans mes yeux. J'intègre la haine à mon regard quand je rentre le soir, mais je suis trop petite. Je suis lasse de laisser couler la rage dans la cage d'escalier. Plus j'entends que je suis jolie de leurs voix, et plus je me sens laide, sale, humiliée.
Je suis seule et je l'accepte.
Mais je n'en peux plus de ce jeune homme "qui n'est pas avec moi parce qu'il était trop fatigué, ou que c'était ma soirée et qu'il me fait confiance alors oui je rentre seule. Mais oui là il m'attend j'y vais."
Je n'en peux plus de ce jeune homme parfait qui sort de ma bouche à chaque fois que la question subsidiaire arrive. Ce jeune homme qui m'offre la paix finale avec tous ces jeunes cons.
Ce jeune homme qui n'existe pas.
Un nunca jamas version humaine.
Alors dans l'escalier, en accumulant les marches sous mes pieds, je pleure l'absence de quelqu'un que je ne connais même pas encore.
Parce qu'on m'impose sa non-existence, alors que je me débrouille seule.
Tard la nuit, je n'ai pas peur.
J'ai juste bien trop froid au coeur.
14.03.07
Y'a rien qui existe avec mon prénom, ou comment tomber dans l'erreur trois fois en une semaine.
J'ai mangé trop de glaces à la vanille, ils devraient pas les vendre par boîtes de douze pour moins de deux sesterces quand y'a des filles qui jonglent trop avec la bouffe. Je mords les épaves de bâtons qui gisent échoués sur mon bureau, le tout en me gavant de net, et donc en fin de compte, de présidentielles, et je trouve que de n'avoir que ça comme fond sonore et/ou visuel, ça doit donner envie de brûler son journal dans le grille pain, de donner la télécommande en proie facile au chien, ou de faire passer le si joli petit guéridon du coin de la pièce au travers de l'écran du PC. Bien contente d'y échapper, donc. C'que c'est agréable tout ce soleil, difficile de le nier ; je m'accompagne des Fourmis et de mon traditionnel mug sur le rocking chair manchot de la terrasse. J'ai peur de la chaleur à venir, je suis une petite chose qui fond facilement, et déjà mars me fait dorer jusqu'aux épaules. Sinon c'est à la mode d'avoir vingt ans. Tout l'monde a vingt ans en ce moment. J'exagère, tous les gens que je connais ou presque les ont déjà. Mais ça m'rappelle les miens, bientôt (ou pas). J'aimerais bien quelquechose de fou pour le jour de mes vingt ans. Un truc exceptionnel. Pour le moment je n'sais pas, je sais juste que n'importe quand je les fêterai avec elle, mais je veux me souvenir comme de rien d'autre du 235ème jour de l'année 2007. Je ne suis pas le genre à fêter comme il se doit le temps qui a passé, et qui est passé. Il faut que j'apprenne cette année à célébrer vingt printemps de renaissances, vingt étés de sourires, vingt automnes de rencontres, vingt hivers de chocolats chauds. Je ne passerai pas à côté de ce boulevard de jouissances cette fois ci. Puis, au carrefour suivant, je verrai bien sur le moment si je choisis de prendre tout droit.
Image : *
02.02.07
Il y a une question..
Violonite aigüe.
Grave maladie sûrement inguérissable, et transmise par un mal tout aussi difficilement effaçable, amour de l'art transmis par l'art du sentiment.
Une découverte en cachette, une oreille en goguette, et deux passions qui naissent jumelles, entremêlées, l'une dans les bras paisibles de l'autre, l'instrument entre ses poignets souples, les cordes dans ses mains voyageuses, les mélodies au coin de ses lèvres, au bord de son sourire. Les sens qui s'envolent au rythme des notes et des étreintes, la perte du temps et de la raison. Puis la perte de l'une des deux passions, mais l'installation définitive de l'autre.
Elles doivent apprendre à vivre l'une sans l'autre, elle doit apprendre à vivre sans lui.
Alors l'archet reste à jouer le métronome de ses jours, d'abord baigné dans les larmes,
puis, les semaines passant, avec le sourire à la clef (de sol?).
Atteinte de violonite aigue.
Le temps ne pouvait rien là où il avait pourtant réussi à effacer.
Elle n'entend plus que lui là où avant il n'existait même pas pour elle.
Il berce ses idées, découle ses émotions, lui embrase des sourires,
accélère son imagination, en boucle, les cordes vibrent, l'archet les effleure.
Deux passions nées jumelles, mais séparées à l'adolescence,
un noeud délié pour mieux serrer d'autres liens aux chevilles.
Violonite, passion phagocyte.
Grand huit au creux des tripes.
19.12.06
Alors je ferme les yeux, pour reprendre des couleurs.
Je pousse les gens à réveiller leurs rêves enfouis. Pour qu'ils n'aient jamais de regret. On ne perd jamais de temps si c'est pour être heureux. Titus me dit que je suis une écouteuse. Oui mais moi, qu'est ce que j'fous là. Mes si petites oreilles auraient-elles alors raison. Je me jette corps et âme dans cette voie bouchée, ou je prends la bouche de métro béante de ce que je hais. Je pars dans la montagne, dans cette ville où j'ai de nouveaux souvenirs à créer, ou je reste, passé et avenir confondus, au milieu de la ville qui est mienne depuis quelques années déjà, et que j'aime. J'arrête tout, ou pas. Je n'ai parlé de tout ça qu'à une personne pour le moment. J'ai peur de me planter à nouveau. Je suis bien trop complexe pour n'être qu'une. Et ce sur quoi j'ai mis le doigt rassemble tous les moi. Alors. Il faut que je fonce. Mais j'ai peur, je doute. J'ai besoin qu'on me pousse à réveiller mes rêves, à les préciser. A les déterrer de là où ils se cachent si bien, depuis si longtemps déjà. Je ne serai pas qu'une simple reproduction sociologique. Ca fait déjà trop longtemps que ça dure. Laissez moi y croire.
La bande son d'une prise de conscience.
La prise de conscience, en réalité.
18.10.06
Veridique.
Y'a des gens qui debarquent ici en tappant "qu'a fait Erasme?" :)




