J'vois Erasme.

Erasmus en Barca.. Qui a dit la vie est belle ? :)

27.06.07

Et demain matin, elle s'en ira.

colocs


A mes colocs qui ne connaîtront jamais ce tiroir de mon année.
Merci pour tout et encore plus. Si vous saviez tout ce que.
Oui, oui, oui, oui, oui.

On se répète souvent que le temps passe vite.
Et puis un jour il nous rattrape, et il arrive.
Le redouté, le détesté, l'impossible.
Le dernier jour.

J'ai accompagné Loulou aux alentours des sept heures du matin jusqu'à ce bus pour l'aéroport qu'on connait si bien, mais le ticket cette fois est un aller simple, et la boule dans la gorge refait des siennes. Je reviens en choisissant la Rambla vide devenue mienne, la Plaza Catalunya et ses moutons de nuages, et je réalise que oui, ici aussi désormais, c'est mon chez moi. Je refoule la crise de nerfs ambiante quand, deux heures plus tard et une heure de sommeil au compteur, je me remémore l'efficacité de l'administration francaise en attendant des quarts d'heure qui s'enchaînent pour un bout de papier. Je repousse le Consulat, ses posters du Mont Saint Michel, et son exemplaire de "Barbie Sarko va à la bibliothèque" sur le mur. Je rejette les bonjours, ici c'est hola vous savez, ça n'est pas parce qu'il y a des drapeaux bleu-blanc-rouge un peu partout et des têtes de cons par paquets qu'il faut l'oublier. Par contre, oublier de rentrer..
Reste à empaqueter des dizaines de kilos, dénuder mes murs, balayer un peu.
Pleurer beaucoup dans les bras de tout le monde.

Les meilleures choses ont une fin.
On le sait bien. Mais on a tellement tendance à repousser l'évidence.
Je me la prends en pleine face aujourd'hui. Et j'ai les yeux qui brûlent.

quand je rentrerai je vous raconterai notre despedida de lilloises, un barbecue à l'origine où des dizaines de personnes se sont enchaînées sur la terrasse jusqu'à l'aube, au son des instruments de musiciens professionnels. on ne pouvait rêver mieux. et puis j'ai rencontré Sophie, aussi, parce que plus le monde vous paraît vaste, plus il est petit. :)

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20.06.07

Now time is running out.


Il vient de se passer une chose douloureuse il y a cinq petites minutes.
J'n'ai pourtant juste eu qu'à cliquer sur le mot confirmer.
Mais qu'est ce que ça fait mal dans le creux du ventre, là maintenant tout d'suite.


billetretour

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18.06.07

C'est rien, on est tous un peu flous.

metrocollblancsigne

Des post-it qui se raturent.
Des cerveaux qui saturent.
                                 
                                  
La foule qui s'étale sur la plage.
                                    Le soleil qui brûle les visages.

Le retour qui s'imprime dans le champ de vision.
La peur qui s'y marie, leur chant à l'unisson.

Les soirées de despedida commencent, et avec elles le douloureux cortège des au revoir. Ne me parlez pas de fin, j'ai depuis quelques jours déjà l'envie d'être une jolie autruche.
Alors je ferais voler mes plumes sous la lune, et j'enfouirais ma tête au plus profond du sable dès que le jour se lève, pour ne pas voir que bientôt, tout s'achève.

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13.06.07

L'école n'est pas encore finie.

Pourtant dans ma tête je sens bien les câbles qui s'effilochent.
Et avant qu'ils ne rompent pour de bon, je pars à la plage.
Avec cette sensation que la vie est courte, imprévue, étrange.
Que la vie est à vivre.
Mon travail m'attendra bien jusqu'à demain, après tout il est à mes côtés jour et nuit depuis déjà quelques semaines. Il est temps de mettre une pause, même courte, mais nécessaire, dans cette relation qui me ronge les nerfs. Surtout quand la passion est morte depuis bien longtemps.
Je pars allonger nonchalamment mon petit corps fatigué sur du sable en cailloux.
Et je vous laisse avec (ô joie), mon UAB à moi.

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27.05.07

Tu veux changer le monde et les étoiles sont avec toi c'est ça ?

Ceci est, très officiellement, la vue de ma terrasse secondaire.
Bonne fête de l'humour à tous.

vueterrasse

Les chaînes me brûlent les doigts, le soleil me brûle le dos, la vie me brûle d'envies.
Une journée de plus entre études et bolas, posées sur notre si fidèle terrasse.
Mes journées ont l'allure d'allumettes, vite consumées, mais enflammées tout le long.
Je flambe de tout ce qu'il me reste à découvrir, et du peu de temps à dévorer qui est encore mien.

Mon travail me semble loin comme la Chine. Mes amours sont en France. Lui est sur son île de Menorca, mais demain s'envole pour Barça. Mon bonheur est aussi proche que la Rambla. Je le touche du bout du doigt, et il ne me suffit que de quelques étages pour m'y plonger.
Je n'ai pas l'âme d'une géographe mais qu'il est bon de voyager.
Même sans billet, juste par le pouvoir des histoires, des contes et des décomptes.

vuemontjuic

Emmener Aina en Belgique le temps de trois bières locales, le serveur qui nous demande si nous les voulons blondes ou brunes, ce sera une de chaque, qui suivront les teintes de nos cheveux. Puis rentrer en s'apprenant des chansons dans nos langues respectives, alors que je fais éclater chaque flaque qui s'offre à mes chaussures. Oui, car les Flandres nous ont réellement rejoint le temps d'une soirée, et elles nous offrent une divine pluie fine. Les gouttes perlent sur mes joues, roulent sur mes épaules, volent en éclat sous mes pieds. Et je me mouille, et je suis trempée, je ris, et j'oublie tout. Merci de nous avoir hébergées sous ton toit de nuages, ô mon Nord. C'est bon de te savoir ici. Mes pingouins aux pieds, je hurle Edith Piaf ou Tryo, brame Pink Martini et les Ogres, exulte Brel et Cabrel au cours des rues du Raval, et les passants s'étonnent et m'envoient des sourires, certains même applaudissent mes sauts dans les petits lacs qui se forment encore dans les creux des trottoirs. Faire rire nos amis. Plus on en rit.
Même quand il n'est nul besoin de se consoler la vie.

ramblamatin

Je vous offre la Rambla des sept heures du matin, et vous souhaite à tous une jolie nuit.
J'ai froid aux pieds, je vais me coucher.
Sans oublier de croiser tout ce qui peut l'être dans mon corps pour cet été.
En bande sonore, le Petit Chose, bien évidemment. Version violon.
Le concert tout entier, pour être exacte.
Qui pourrait défiler le reste de la nuit, mais toujours bloquer mes pupilles.
Des ballons blancs et des émotions par milliers.
Quoi d'autre ?

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24.05.07

J'ai jamais appris à me battre contre des poupées.

sardanevuebarca
Aujourd'hui avec moi sur le quai de la fac, le sosie de Guillaume Canet. Même regard, cheveux en plus, années en moins, charme égal. Dans le train, on se retrouve assis en face à face. Il rit au téléphone.
Un papillon décide alors de monter à l'arrêt suivant, et vient se poser sur moi qui m'assoupit.
Réveil étonné, regard ahuri, gestes endormis, sourire du sosie. Sourires jusqu'à l'arrêt final de ma Plaza Catalunya.
Pendant qu'on fixait encore tous les deux ce papillon hors-la-loi qui voyageait surement sans billet. C'est beau la vie quand on regarde du bon côté.

Pour preuve.
Mon partenaire de jeu repassera cette semaine.
Les parties s'écourtent, et j'y perds un peu la tête.
Mais je sais bien que j'ai tout à y gagner.
Je n'ai après tout pas misé tous les jetons de mon coeur cette fois. Et même si ça pique un peu les yeux parfois, le bonheur se tient à carreau. J'ai moi aussi quatre feuilles à mon trèfle, comme une courte histoire de chance. Point de banqueroute au bout du chemin sans destination que nous suivons.

Les couchers de soleil s'enchaînent sur mes travaux en terrasse. Je suis proche de l'implosion mais la fin elle n'approche pas. Une petite louche en plus chaque jour, comme si le temps n'était déjà pas assez compté. Je voudrais mettre le marchand de sable au chômage pendant mes dernières semaines.
J'aurais tout le temps de dormir plus tard après tout.


Et puis ça fait trois soirs de suite que, posée sur ma terrasse, musique aux oreilles, je vois des feux d'artifice ahurissants derrière l'ami Colomb qui me pointe l'Amérique du doigt.
Merci bien, mais nul besoin de traverser l'océan.
Mon rêve est déjà là. Il est catalan, espagnol, français, polonais, italien, danois, estonien, anglais. Européen en somme.
Barcelonais surtout.

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18.05.07

Ma chambre a la forme d'une cage.

ferran

Je suis plongée au fin fond d'une déjection interplanétaire.
Je m'y suis mise toute seule comme d'habitude, et comme d'habitude ces deux dernières années, j'ai fais (encore) pire qu'au semestre précédent. Enfin bien pire cette fois.
Je compte à mon actif en ce glorieux vendredi une trentaine de travaux en tous genres à rendre pour le jour de décès du mois de mai. Fini les sorties, adieu le sommeil.
Laissez moi au moins mes trois dernières semaines ici, laissez moi le mois de juin je vous en supplie, alors promis je calmerai les conneries. Au moins en partie.
Oui, l'espoir est permis.

Dans ce bar où nous sommes des autochtones, hier soir,
I will survive résonne entre les photos sur les murs.
Si ça c'n'est pas un signe, alors je n'suis plus la princesse Peach.
Et ce titre là, personne ne me le retirera.

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14.05.07

Ont des p'tites gueules bien sympathiques.

statuemontjuicsign_

Elle est passée par ici, elle est repartie là bas.
Ma maman pour la fin de semaine, jolis moments au compteur.
Et un avion pris il y a quelques heures déjà.

Un avion à prendre dans quelques heures déjà.
Il va passer par ici, il repassera par là.
Cette nuit ou demain matin, pour une grosse poignée d'heures.

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08.05.07

There's still a place for people like us.

gaviota

Comme c'était étrange de travailler aujourd'hui.
Que ça sonne bizarre de noter sur sa feuille de cours qu'on est le 8mai et qu'on est là, plantée sur sa chaise à écouter la vie des Kaiapo, alors que depuis 19 ans c'était repos général ce jour là.
Notons qu'il va falloir s'habituer aux changements de rythme au pays des droits de l'homme
(plait-il?), l'avenir semble désormais fermé aux couche-tard dans notre beau pays plein de belles valeurs à quelques (magnifiques) kilomètres de moi. Ca crache ferme ici.
Je n'ai pas commenté la finale de Coupe du Monde de dimanche soir, on va dire que tout le monde se doute du fond de ma pensée. Jolis ballons l'équipe de France.
Je resterais bien ici au moins une année de plus, juste une petite. Miedo.
"Etre né sous l'signe de l'Hexagone, c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment."
Il est bien Renaud, pour résumer un fond de pensée.

Tout parle de Menorca autour de moi, les enseignes de marchands de glace,
les immenses affiches agressives des agences de voyage, les chansons dans le poste de radio des ouvriers de l'étage en dessous, les gâteaux à la boulangerie.
Pourtant je sais que je n'irais pas. Mais j'aime les hasards des jours.

Edit.
Photo oubliée de dimanche soir, sourire en berne.
Mais nos amis espagnols gardent leur sens de l'humour.
Tout ça n'aura été qu'une partie de foot où peu nombreux seront les gagnants.

royalvssarko

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06.05.07

Hello hello, Good bye.

Depuis hier matin il n'est plus là.
Il reste des dessins sur les murs, son odeur sur mon oreiller,
et une bouteille d'huile d'olive dans son bout de placard de cuisine.
Il reste des dessins partout sur les journaux gratuits qui trainent dans le salon,
une odeur de mousse à raser sur mon pull d'hier (bataille oblige),
de la crême fraiche sur son bout d'étagère du frigo.


fleursmarc


Il reste des dessins sur les serviettes en papier, des bandes dessinées sur mon lit,
des fleurs rouges sur mon appui de fenêtre. Celles qui étaient mortes depuis novembre et qu'il a fait repousser. Celles dont je suis maintenant responsable officielle.
Il reste des dessins partout dans ma tête, de belles images fixées dans la mémoire, ses mots de français dans mes oreilles, et une chaussette qui ne retrouvera peut être jamais sa jumelle.
Une rose sêchée tête en bas dans ma chambre.

Il reste un dessin sur mon mur. Fait pour moi.
J'en ai encore les pupilles dilatées.


dessinmarcc


J'avais promis de ne pas être trop triste.
Après avoir vidé mon corps de toute sa capacité de larmes dans la matinée, et évacué la migraine ambiante, je me suis donc reprise en main.
Si je suis triste, c'est juste que je viens de vivre un moment merveilleux, une parenthèse enchantée, dix petits jours en dehors du temps, en dehors de ma propre vie.
Qui oserait rester triste après ça. Dites le moi.
Qui ferait l'affront à la vie de regretter là où il n'y eut que du soleil.


marcetmoiarrondis


Pour nous le chemin s'est arrêté ici, dans une bande de mer.
On a déjà connu tous les deux la distance, cette fois ce sera non merci.
Pourtant dans l'après midi déjà les messages revolent de l'île à la péninsule.
On triche avec nos propres règles, j'ai plongé la tête de l'arbitre au fond de la cuvette, lui soudoie le jury, même si la partie est jouée d'avance, même s'il n'y aura pas de gagnant.
Robinson sur son île doit travailler, moi devenir Vendredi ça me plairait.
Il n'est pas question de game over/try again.
Ca ne s'est pas fini, c'est simplement que ça ne pouvait plus continuer..

Je suis en train de finir cet article et mon portable sonne.
C'est ma mère qui veut confirmation de mon vote. C'est Sousou à qui je dois tout raconter.
C'est mon frère qui m'appelle enfin. Que nenni... c'est lui.
"Je te vois la semaine prochaine". Je souris grand là, très grand.
Jeu, set... mais il nous reste apparemment à jouer la balle de match.

Posté par clemenchtine à 16:28 - Mi vida en casa. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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