09.10.07
Everything I say is gonna be alright.. Ce n'est qu'un adeu.
La spanish caravan prend son dernier virage.
Arrive près des Beaux Arts lillois, fait son dernier créneau.
Se rate un peu bien sur, bien trop pleine de bagages.
Mais finit par se stabiliser, l'endroit est plutôt beau.
C'est l'heure du garage, la fin réelle du voyage.
Mais peut être pas celle de ses mots.
Avant de savoir quel chemin sinueux sera le prochain,
je trace pour quelques mois la ligne bien droite de cette année.
Bosser oui, mais vivre surtout.
Un interlude dans la vie que j'ai choisie, avec le catalan dans la mémoire..
Aqui *
Merci...
01.10.07
Take a little piece of my heart.

Je vais bien tout va bien.
Ou plutôt j'ai décidé que. Oui plutôt. Mais ça va.
Il me faut un sujet de mémoire pour cette semaine.
Une décision d'appart pour demain, mon papier Erasmus pour la semaine dernière.
La rentrée ça craint bien evidemment.
Mais le pire, ça sera le reste de l'année.
A part ça grande nouvelle, j'apprends à communiquer.
On est tous un peu pareil, on a qu'une envie, c'est repartir.
L'envie de ne pas forcément être là, ca crée des liens, ça en rajeunit d'autres.
La pluie me trempe les pieds, mes cheveux coulent en rentrant de chez le médecin.
Je dois faire des efforts. Ne plus sécher. Mouiller la chemise.
Seulement j'ai plus envie de sauter dans les flaques que sur mon travail.
Il serait temps de vieillir un peu. Juste un peu.
20.09.07
Scuse me while I kiss the sky

Samedi j'ai vécu un de ces moments forts qui vous font prendre de grandes décisions futiles.
Les yeux mi-clos, et Jimi Hendrix était là, dans cette chapelle éclairée à la bougie, ramené à la vie en quelques secondes par des musiciens de génie et de chez moi.
J'avais oublié qu'on pouvait tomber amoureuse d'un groupe entier de personnes. *
Si je me tiens à mes paroles, je n'oublierai désormais plus jamais ce qui me fait tenir debout.
Les images, les mots, les sons.
Tout ça j'en aurai bien besoin demain vers 10h30.
Premiers nouveaux pas dans mon ancien cachot. Celui qui retient prisonnière celle que je suis vraiment bien au fond du donjon de la timidité et de l'image prédéfinie. A voir si demain je commencerai à combattre toute seule le dragon gardien de la tour. Rien n'est impossible parait-il. Après tout j'ai avoué aujourd'hui à celui que j'ai tellement aimé que je ne croyais plus aux chevaliers. On a enfin parlé de tout. Le temps qui passe nous laisse des histoires à nous raconter. Mais pour moi c'est bel et bien la fin des contes de fées. Je ne vis plus dans un album illustré. La petite princesse de pacotille ne détaille plus les crapeaux, et écrit elle même son histoire.
Un autre chapitre commence demain vers 10h30.
Objectif premier, ne pas trop le raturer, pas cette fois.
10.09.07
Que viva la noche.
Il y a un an, je vivais ma première soirée en terre catalane.
Et malgré le stress ambiant, j'aimais cette idée qui résonnait en moi.
Tout était possible. Tout.
Y ahora, qué ?
Manu Chao, notre lien direct avec là bas, me pose la question à l'heure de rentrer.
Il y a de fortes chances qu'il n'y ait pas de hasard.
Demain c'est la fête nationale.
Cette année ne sera qu'un interlude.
Reste à voir ce qu'on en fera.
28.08.07
Il ne pleut plus.
Aux dix personnes qui viennent encore, merci.
J'ai désormais 20 ans et des envies plein la tête avant la majorité à l'américaine.
Je verrai Bruxelles, retournerai à Barcelone, visiterai Paris.
Je bougerai malgré l'enlisement de travail.
Je ne cracherai plus sur l'amour, aussi, peut être.
Retour de la petite lilloise que je suis.
En différente, avec des peurs de routines anciennes.
Toujours pas d'appart, encore moins d'internet.
Pourtant le nouveau chez moi est prêt, si ça vous intéresse, je vous ferai un double des clefs.
Hasta muy pronto.
Si vous me croisez à la braderie, venez donc boire un verre.
La rentrée s'annonce grise. Oui mais avant.
Cette fin de semaine s'annonce riche. 
10.07.07
Ainsi va la vie.
Deux nuits blanches.
Quarante kilos de bagages sur mon petit dos.
Et une heure d'avion plus tard.
Le 28 juin 2007.
La France, le Nord, Saint Omer.
Sauvée de la dépression à l'aéroport par un petit couple, dépression une fois dans ma ville, retour du sourire le lendemain sur la grand place d'Arras. Le Nord reste mon chez moi, ces paysages plats et colorés font partie de moi. Ma Sousou est là, Tryo aussi, mais je crois ne même pas l'avoir bien réalisé. Alors je vais un peu mieux, et j'avance.
Depuis deux semaines c'est stage, au sein d'une équipe plus qu'extraordinaire.
Barcelone me parait déjà tellement loin, et tellement irréelle que je suis obligée de relire les pages de ce blog pour me dire que tout ça, je ne l'ai pas rêvé. Oui, toute cette folie en dehors du monde, je l'ai bien vécue. Même si j'en doute, il y a tous ces changements bouillonants au fond de moi qui me confirment que cette année a existé. Que cette année a tout transformé. Mes rapports aux autres, mon rapport à l'amour. Mon rapport à moi même...
Barcelone m'a expliquée ce que je devais faire de ma vie, mon stage le confirme.
Je suis petite polyvalente au Festival de la Côte d'Opale (et tant pis pour les mots clefs, je suis bien trop heureuse), je vais de droite à gauche selon ce qu'on a besoin de moi, et je prends mes deux pieds en découvrant ce secteur qui m'attirait. Car la vie d'un concert, la force du moment, son organisation, son avant, son après, tout ce qui rend possible l'émotion par la musique; je ne le touche pas seulement du bout du doigt, mais je suis plongée dans ses entrailles, je bats en son coeur, j'ai son aorte pour voisine, je respire même dans ses poumons.
Mon petit badge me fait courir, comprendre, rêver. J'ai enfin trouvé.
Alors même si mon année Erasmus s'est déjà envolée, j'ai ce pincement au coeur quand j'entends de l'espagnol, cette petite larme au coin de l'oeil quand je pense que j'ai déjà réalisé un des grands rêves de ma vie à vingt ans à peine, mais surtout, oh oui surtout, ce sourire de m'être créée une bonne louche d'autres envies, des cartons d'autres folies à mettre en place, des bidons de nouveaux rêves à exploiter.
Le dernier article de ce blog fleurira bientôt, ou pas.
Quand j'aurai le courage et les mots pour faire un bilan.
Alors un nouveau chez moi renaitra de ses cendres.
En attendant je vis ici.
http://www.festopale.cx
Heureuse comme Ulysse, fière de mon beau voyage.
A bientôt.
Je viens de créer une petite horreur, parce que j'ai du mal à me passer de raconter.
Ca fait tout bizarre de revenir là bas. Et c'est moche. Mais bon.
C'est du provisoire.
*
27.06.07
Et demain matin, elle s'en ira.

A mes colocs qui ne connaîtront jamais ce tiroir de mon année.
Merci pour tout et encore plus. Si vous saviez tout ce que.
Oui, oui, oui, oui, oui.
On se répète souvent que le temps passe vite.
Et puis un jour il nous rattrape, et il arrive.
Le redouté, le détesté, l'impossible.
Le dernier jour.
J'ai accompagné Loulou aux alentours des sept heures du matin jusqu'à ce bus pour l'aéroport qu'on connait si bien, mais le ticket cette fois est un aller simple, et la boule dans la gorge refait des siennes. Je reviens en choisissant la Rambla vide devenue mienne, la Plaza Catalunya et ses moutons de nuages, et je réalise que oui, ici aussi désormais, c'est mon chez moi. Je refoule la crise de nerfs ambiante quand, deux heures plus tard et une heure de sommeil au compteur, je me remémore l'efficacité de l'administration francaise en attendant des quarts d'heure qui s'enchaînent pour un bout de papier. Je repousse le Consulat, ses posters du Mont Saint Michel, et son exemplaire de "Barbie Sarko va à la bibliothèque" sur le mur. Je rejette les bonjours, ici c'est hola vous savez, ça n'est pas parce qu'il y a des drapeaux bleu-blanc-rouge un peu partout et des têtes de cons par paquets qu'il faut l'oublier. Par contre, oublier de rentrer..
Reste à empaqueter des dizaines de kilos, dénuder mes murs, balayer un peu.
Pleurer beaucoup dans les bras de tout le monde.
Les meilleures choses ont une fin.
On le sait bien. Mais on a tellement tendance à repousser l'évidence.
Je me la prends en pleine face aujourd'hui. Et j'ai les yeux qui brûlent.
quand je rentrerai je vous raconterai notre despedida de lilloises, un barbecue à l'origine où des dizaines de personnes se sont enchaînées sur la terrasse jusqu'à l'aube, au son des instruments de musiciens professionnels. on ne pouvait rêver mieux. et puis j'ai rencontré Sophie, aussi, parce que plus le monde vous paraît vaste, plus il est petit. :)


